Avis important
Cet article a une vocation informative et ne remplace pas une consultation médicale. En cas de doute, de symptômes persistants ou d’aggravation, consulter un médecin ou un dermatologue.
La dermite séborrhéique est une maladie de peau chronique qui se manifeste par des plaques rouges, des squames (les petites peaux mortes qui se détachent) et des démangeaisons, surtout sur le visage et le cuir chevelu. Elle touche environ 1 à 3 % des adultes en France. Bonne nouvelle, elle n’est ni grave, ni contagieuse.
Beaucoup de personnes la confondent avec de simples pellicules grasses un peu trop tenaces. Et pour cause, sur le cuir chevelu, c’est souvent par là qu’elle commence. La maladie ne se guérit pas définitivement, mais avec quelques bons réflexes au quotidien, on arrive à très bien la contrôler. On vous explique tout, sans jargon inutile.
L’essentiel à retenir sur la dermite séborrhéique
- Maladie de peau chronique mais bénigne, ni grave, ni contagieuse.
- Elle touche surtout le cuir chevelu, les ailes du nez, les sourcils, les paupières et le sternum (le milieu de la poitrine).
- Elle est causée par une réaction excessive au champignon Malassezia, naturellement présent sur la peau de tout le monde.
- Elle se contrôle bien avec des antifongiques locaux (médicaments anti-champignons), une bonne hygiène et la gestion du stress.
- Pas de guérison définitive, mais de longues périodes sans symptômes sont tout à fait possibles.
Symptômes : comment reconnaître la dermite séborrhéique ?
Les symptômes de la dermite séborrhéique sont assez typiques : des plaques rouges recouvertes de squames jaunâtres et un peu grasses, accompagnées de démangeaisons. L’aspect varie selon la zone touchée.
- Sur le cuir chevelu : pellicules grasses qui collent aux cheveux, plaques épaisses, parfois une légère chute de cheveux pendant les poussées.
- Sur le visage : rougeurs au niveau des ailes du nez, des sourcils, du front, derrière les oreilles et dans les plis nasogéniens (les sillons qui descendent du nez vers les coins de la bouche).
- Sur les paupières : forme appelée blépharite séborrhéique, avec rougeurs et squames sur le bord des cils.
- Sur le thorax : plaques rouges sur le sternum, plus rares.
- Démangeaisons modérées à fortes, parfois invalidantes le soir.
L’évolution se fait par poussées. Des périodes calmes alternent avec des phases plus actives, le plus souvent en hiver ou lors d’événements stressants.
Pellicules grasses ou dermite séborrhéique : comment faire la différence ?
C’est une vraie question, parce que la frontière n’est pas toujours nette. Toutes les pellicules ne sont pas une dermite séborrhéique. Mais une dermite séborrhéique du cuir chevelu se manifeste presque toujours par des pellicules. Voici comment s’y retrouver.
Pellicules sèches, pellicules grasses : ce n’est pas la même chose
Les pellicules sèches sont fines, blanches, et tombent facilement sur les épaules. Elles viennent souvent d’un cuir chevelu déshydraté, de shampoings agressifs, du froid ou d’un sèche-cheveux trop chaud.
Les pellicules grasses, elles, sont plus épaisses, jaunâtres, et restent collées aux cheveux ou au cuir chevelu. Elles s’accompagnent souvent de démangeaisons et d’un cuir chevelu qui regraisse vite. C’est ce type de pellicules qui doit faire penser à une dermite séborrhéique.
Tableau comparatif : pellicules simples vs dermite séborrhéique
| Critère | Pellicules sèches | Pellicules grasses | Dermite séborrhéique |
|---|---|---|---|
| Aspect | Fines, blanches, volatiles | Épaisses, jaunâtres, collantes | Plaques rouges et squames jaunes grasses |
| Démangeaisons | Légères ou absentes | Modérées | Modérées à fortes |
| Localisation | Cuir chevelu | Cuir chevelu | Cuir chevelu, visage, sternum, paupières |
| Cause principale | Cuir chevelu sec, produits agressifs | Excès de sébum, champignon Malassezia | Réaction inflammatoire au Malassezia |
| Évolution | Améliorée par un shampoing doux | Amélioration partielle, récidives | Chronique, par poussées |
| Traitement | Shampoing doux hydratant | Shampoing antipelliculaire (zinc, piroctone) | Antifongiques locaux, dermocorticoïdes |
Quand les pellicules deviennent un signe à ne pas négliger
Si vos pellicules grasses persistent malgré un shampoing antipelliculaire bien adapté, si elles s’étendent sur le visage, si elles s’accompagnent de rougeurs nettes ou d’une chute de cheveux, alors il est temps de consulter. C’est probablement plus qu’une simple histoire de cuir chevelu, et un médecin pourra confirmer le diagnostic en quelques minutes d’examen.
Réflexes utiles avant et pendant le traitement
Que ce soient des pellicules grasses banales ou une dermite séborrhéique débutante, certains gestes simples aident à calmer le cuir chevelu :
- Laver les cheveux régulièrement, mais sans excès. Tous les deux jours suffit pour la plupart des gens. Trop souvent, ça décape. Pas assez, le sébum s’accumule.
- Choisir un shampoing doux, sans sulfates agressifs ni silicones. Pour les périodes calmes, c’est l’idéal.
- Éviter l’eau trop chaude au rinçage : elle stimule la production de sébum.
- Masser doucement le cuir chevelu avec la pulpe des doigts. Ça stimule la circulation et ça aide les soins à mieux pénétrer. Pas avec les ongles : on irrite davantage.
- Limiter les laques, gels et coiffures trop serrées qui étouffent le cuir chevelu et entretiennent les plaques.
- Sécher en douceur, à basse température, et de loin.
Côté remèdes naturels, l’huile essentielle d’arbre à thé (tea tree) et l’huile de coco sont souvent citées pour leurs propriétés antifongiques douces. À diluer toujours dans une huile végétale neutre (jojoba, amande douce) avant application, et à demander au pharmacien s’il y a un doute, surtout pendant la grossesse.
Dermite séborrhéique du visage : zones et traitements
La dermite séborrhéique du visage s’installe sur les zones où la peau produit beaucoup de sébum (la matière grasse naturelle de la peau) : ailes du nez, sourcils, front, paupières et plis nasogéniens. Elle peut donner un teint un peu rouge en permanence et une sensation d’inconfort.
Pour la traiter au quotidien :
- Nettoyer matin et soir avec un produit doux sans savon, à pH proche de celui de la peau.
- Appliquer une crème antifongique prescrite (kétoconazole, ciclopiroxolamine) lors des poussées, en cure courte.
- Hydrater avec une crème non comédogène (qui ne bouche pas les pores).
- Éviter les cosmétiques irritants : alcool, parfums, gommages mécaniques. Certains baumes traditionnels utilisés en cosmétique, comme le baume du Pérou, peuvent aussi déclencher des réactions allergiques chez les peaux sensibles : à connaître pour éviter une confusion avec une poussée de dermite.
- En cas d’atteinte des paupières, utiliser des compresses tièdes et des soins ophtalmologiques spécifiques, sur conseil médical.
Le visage est une zone fragile. Mieux vaut y aller doucement, et tester chaque produit nouveau sur une petite zone pendant 24 à 48 heures avant utilisation, pour éviter les mauvaises surprises.
Dermite séborrhéique du cuir chevelu : la forme la plus fréquente
La dermite séborrhéique du cuir chevelu est la forme la plus fréquente de la maladie. Elle se manifeste par de grosses pellicules grasses et collantes, bien différentes des pellicules sèches habituelles, et peut s’accompagner de démangeaisons importantes.
Le traitement repose principalement sur des shampoings antifongiques contenant du kétoconazole, de la piroctone olamine, du sulfure de sélénium ou du pyrithione zinc. Mode d’emploi habituel :
- Phase d’attaque : 2 à 3 fois par semaine pendant 4 semaines.
- Entretien : 1 fois par semaine ou tous les 15 jours, en alternance avec un shampoing doux.
- Laisser poser 3 à 5 minutes avant de rincer, pour laisser le temps aux principes actifs d’agir.
Petit conseil pratique souvent oublié : on applique le shampoing sur cuir chevelu humide, on masse doucement, on attend, puis on rince à l’eau tiède. Pas chaude, vraiment.
Dermite séborrhéique du nourrisson : les croûtes de lait
La dermite séborrhéique du nourrisson, plus connue sous le nom de croûtes de lait, apparaît dans les trois premiers mois de vie. Ces croûtes jaunâtres sur le cuir chevelu sont très fréquentes, totalement bénignes, et disparaissent généralement seules en quelques semaines.
Quelques gestes simples pour les ramollir et les retirer en douceur :
- Appliquer une huile d’amande douce ou une huile spécifique « croûtes de lait » environ une heure avant le bain.
- Brosser ensuite délicatement avec une brosse à poils souples pour décoller les squames.
- Laver avec un shampoing très doux pour bébé.
- Ne jamais gratter, ni utiliser de shampoing antifongique adulte sans avis médical.
Si les plaques s’étendent au visage, suintent ou semblent s’infecter, consulter le pédiatre. Cela reste rare mais ça vaut le coup de vérifier.
Dermite séborrhéique, eczéma, psoriasis : comment les distinguer ?
Ces trois maladies de peau peuvent se ressembler au premier coup d’œil. Mais elles ont des causes et des traitements différents. Le tableau ci-dessous donne les principaux repères pour s’y retrouver. Seul un médecin peut poser un diagnostic précis.
| Critère | Dermite séborrhéique | Eczéma | Psoriasis |
|---|---|---|---|
| Localisation | Zones grasses : cuir chevelu, ailes du nez, sourcils, sternum | Plis (coudes, genoux), mains, visage | Coudes, genoux, cuir chevelu, ongles, bas du dos |
| Aspect | Plaques rouges, squames jaunâtres et grasses | Plaques rouges, vésicules, peau sèche | Plaques rouges épaisses, squames blanches argentées |
| Démangeaisons | Modérées | Fortes | Modérées à fortes |
| Cause principale | Réaction au champignon Malassezia | Allergique et génétique | Maladie auto-immune |
| Évolution | Chronique, par poussées | Chronique, par poussées | Chronique, par poussées |
| Traitement de base | Antifongiques locaux | Dermocorticoïdes, émollients | Dermocorticoïdes, kératolytiques, photothérapie |
Le traitement de la dermite séborrhéique repose sur trois piliers
Le traitement de la dermite séborrhéique repose sur trois piliers complémentaires : les antifongiques locaux pour réduire le champignon Malassezia, les anti-inflammatoires (souvent des dermocorticoïdes) en cas de poussée, et une hygiène adaptée au quotidien. Voici comment cela s’organise concrètement, sans se prendre la tête.
Les traitements médicamenteux
Les traitements prescrits par les professionnels de santé visent trois choses : réduire la quantité de levures Malassezia avec des antifongiques, calmer l’inflammation à l’aide de dermocorticoïdes en cure courte, et maîtriser l’excès de sébum. Les médicaments les plus utilisés sont les imidazolés, comme le kétoconazole en gel moussant ou en crème, et la ciclopiroxolamine en shampoing ou crème.
Le pharmacien et le médecin sont les bonnes personnes pour ajuster la fréquence et la durée. Ces produits sont efficaces, mais ils s’utilisent par cures, pas en continu, parce qu’ils peuvent finir par irriter à long terme.
Les traitements naturels
À côté des médicaments, certains traitements naturels peuvent soulager les symptômes. Les huiles essentielles de lavande vraie, de menthe poivrée, de géranium ou d’arbre à thé sont connues pour leurs propriétés apaisantes et antifongiques. On peut en ajouter quelques gouttes au shampoing ou à la crème, jamais pures sur la peau. Avant utilisation prolongée, demander conseil au pharmacien, surtout en cas de grossesse, d’allaitement ou chez l’enfant.
Le miel et l’aloe vera sont d’autres remèdes traditionnels parfois recommandés pour apaiser. Le vinaigre de cidre dilué, en rinçage, peut aider à éliminer les squames du cuir chevelu pour certaines personnes.
Côté shampoings spécifiques, les formulations à base de pyrithione zinc, piroctone olamine, sulfure de sélénium ou acide salicylique offrent une triple action :
- antifongique pour lutter contre les levures Malassezia.
- antiprolifératif pour réduire les squames et les démangeaisons.
- anti-inflammatoire pour apaiser les rougeurs et l’irritation.
Choisir des produits formulés pour les peaux sensibles
Pour le quotidien, mieux vaut des shampoings et après-shampoings doux, sans sulfates agressifs ni silicones. On évite les produits coiffants qui peuvent obstruer les follicules pileux et entretenir les symptômes. Sur le visage, on cherche des nettoyants doux à pH neutre, sans alcool ni parfum.
Hydrater avec des produits adaptés
Une peau bien hydratée résiste mieux. Les crèmes ou baumes émollients (qui adoucissent et nourrissent l’épiderme) soulagent les tiraillements et les irritations. Choisissez des formules non comédogènes et appliquez-les régulièrement, même hors poussée.
Tableau comparatif des shampoings et crèmes antifongiques
Voici les principaux principes actifs utilisés contre la dermite séborrhéique, leurs formats et leur disponibilité. Valeurs indicatives, à confirmer avec le pharmacien ou le médecin.
| Principe actif | Formats | Action principale | Disponibilité |
|---|---|---|---|
| Kétoconazole 2 % | Shampoing, crème | Antifongique puissant | Sur ordonnance |
| Ciclopiroxolamine | Shampoing, crème | Antifongique large spectre | Sur ordonnance |
| Piroctone olamine | Shampoing, lotion | Antifongique, antiprolifératif | Pharmacie sans ordonnance |
| Sulfure de sélénium | Shampoing | Antifongique, kératolytique | Pharmacie sans ordonnance |
| Pyrithione zinc | Shampoing, crème | Antifongique, antibactérien | Pharmacie sans ordonnance |
| Acide salicylique | Shampoing, lotion | Kératolytique : élimine les squames | Pharmacie sans ordonnance |
Alimentation : quels aliments à éviter et à privilégier ?
Une alimentation riche en acides gras oméga-3 (poissons gras, noix, graines de lin) et pauvre en sucres rapides peut contribuer à réduire l’inflammation cutanée associée à la dermite séborrhéique. Les vitamines du groupe B et le zinc, présents dans les légumes verts, les œufs et les fruits secs, soutiennent aussi la santé du cuir chevelu.
À l’inverse, mieux vaut limiter les sucres rapides (bonbons, pâtisseries, sodas), les graisses saturées (charcuterie, fritures, plats préparés) et l’alcool, qui favorisent l’inflammation et la production de sébum. Chaque personne réagit différemment : tenir un petit carnet alimentaire pendant quelques semaines aide à identifier les déclencheurs.
Stress et dermite séborrhéique : un lien confirmé
Le stress est un facteur déclenchant reconnu de poussées. En 2008, une étude de chercheurs français publiée dans les Annales de dermatologie et de Vénéréologie confirmait l’existence d’un lien entre événement stressant et poussée de dermite séborrhéique.
Concrètement, ça veut dire que la gestion du stress fait partie du traitement. Pas en option, vraiment. Quelques pistes simples :
- Pratiquer une activité physique régulière, même 30 minutes de marche par jour.
- Tester des techniques de respiration, de méditation ou de yoga doux.
- Soigner son sommeil : 7 à 8 heures pour la plupart des adultes.
- Ne pas hésiter à parler à un professionnel (psychologue, médecin) en cas de mal-être durable.
Soigner sa peau, c’est aussi soigner sa tête.
Quand consulter un dermatologue pour une dermite séborrhéique ?
La plupart des cas se gèrent en automédication encadrée par le pharmacien. Une consultation chez le médecin traitant ou le dermatologue est cependant recommandée dans les situations suivantes :
- Les symptômes ne s’améliorent pas après 4 à 6 semaines de soins adaptés.
- Les démangeaisons sont intenses et perturbent le sommeil.
- Les plaques s’étendent, suintent, ou semblent surinfectées.
- Atteinte des paupières (blépharite) ou des oreilles.
- Chute de cheveux importante ou rapide.
- Atteinte d’un nourrisson au-delà de 6 mois ou avec des plaques étendues.
- Doute sur le diagnostic : ressemblance avec un eczéma, un psoriasis ou une mycose.
Une consultation permet aussi d’obtenir des traitements plus puissants si besoin, et d’écarter d’autres pathologies dermatologiques.
Foire aux questions sur la dermite séborrhéique
Comment savoir si on a une dermite séborrhéique ?
On peut suspecter une dermite séborrhéique en présence de plaques rouges recouvertes de squames jaunâtres et grasses, sur le cuir chevelu, le visage (ailes du nez, sourcils) ou le sternum, accompagnées de démangeaisons. Le diagnostic est confirmé par un médecin ou un dermatologue par simple examen clinique, sans prise de sang ni biopsie dans la majorité des cas.
Pellicules grasses ou dermite séborrhéique : comment faire la différence ?
Les pellicules grasses ordinaires se limitent au cuir chevelu et cèdent assez vite à un shampoing antipelliculaire bien choisi. La dermite séborrhéique, elle, déborde souvent sur le visage (ailes du nez, sourcils), donne des plaques rouges et revient régulièrement malgré le traitement. Si le doute persiste après quelques semaines, un avis médical lève l’ambiguïté.
Est-ce que la dermite séborrhéique se guérit ?
Non, la dermite séborrhéique ne se guérit pas définitivement, mais elle se contrôle très bien. Avec un traitement adapté (antifongiques locaux, hygiène, gestion du stress), les symptômes peuvent disparaître pendant des mois, voire des années. Les poussées peuvent revenir, surtout en hiver ou lors d’épisodes stressants.
Quel est le meilleur traitement pour la dermite séborrhéique ?
Le traitement de référence repose sur les antifongiques locaux (kétoconazole, ciclopiroxolamine), sous forme de shampoing pour le cuir chevelu et de crème pour le visage. Les dermocorticoïdes peuvent être prescrits ponctuellement en cas de poussée inflammatoire. Aucun traitement universel n’existe : c’est le suivi médical qui détermine la combinaison la plus efficace pour chaque personne.
Quelle huile végétale pour la dermite séborrhéique ?
Plusieurs huiles végétales sont traditionnellement utilisées pour soulager : huile de jojoba, huile de nigelle, huile de bourrache. Elles peuvent apaiser la peau, mais ne remplacent pas un traitement antifongique. Demander conseil au pharmacien avant utilisation, surtout sur le visage ou pendant la grossesse.
Quelle différence entre dermite et dermatite ?
Aucune. Les termes dermite et dermatite désignent tous les deux une inflammation de la peau. « Dermite » est une forme un peu plus ancienne. On parle indifféremment de « dermite séborrhéique » ou de « dermatite séborrhéique ».
Le stress peut-il déclencher une poussée de dermite séborrhéique ?
Oui. Une étude française publiée dans les Annales de dermatologie et de Vénéréologie a confirmé l’existence d’un lien entre événement stressant et poussée de dermite séborrhéique. La gestion du stress (sommeil, relaxation, activité physique) fait partie intégrante de la prise en charge.
La dermite séborrhéique fait-elle tomber les cheveux ?
La dermite séborrhéique du cuir chevelu peut s’accompagner d’une chute de cheveux temporaire pendant les poussées, mais elle ne provoque pas de calvitie définitive. Une fois les poussées contrôlées, les cheveux repoussent normalement. En cas de chute persistante ou rapide, consulter un dermatologue.
En résumé, vivre avec la dermite séborrhéique au quotidien demande un peu de patience et une routine bien rodée : antifongiques locaux lors des poussées, hygiène douce, alimentation équilibrée et gestion du stress. La maladie se contrôle, même si elle ne disparaît jamais vraiment. En cas de doute ou d’aggravation, l’avis d’un médecin ou d’un dermatologue reste la meilleure boussole.
Sources
- Manuels MSD pour le grand public, Dermatite séborrhéique
- Édition professionnelle du Manuel MSD, Dermite séborrhéique
- Annales de dermatologie et de Vénéréologie, Stress et dermatite séborrhéique
- Sarah B, Crystal H. Possible Nutrient Mediators in Psoriasis and seborrheic dermatitis. World Review of Nutrition and Dietetics. 1988;22:153-164.


